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cours beaux arts angers
apprendre les fondamentaux en dessin 49

 

GALERIE

 

 

 

Fabienne ANDRIEU Beaux Arts de Bordeaux

 

Au delà des MOTS, j'écris. J'écris les âmes imaginaires issues de ma mémoire sensorielle.

 

Naissent de mes souvenirs voilés et des plus profonds, des âmes imaginaires où chacune d’elles est une bribe d’instant de vie lointaine ou proche, inscrite comme une empreinte indélébile dans cet esprit qui est le mien, construit et modelé par un répertoire infini de sentiments, de regards : l’âme de L’AUTRE.
L’AUTRE interpelle ma conscience de nos différences physiques, de ces singularités de chaque visage, où une universalité de sentiments et ressentiments exite.
Donner naissance à l’AUTRE de par ma main dessinant sur le papier, c’est entrer en lui pour mieux le comprendre et me retrouver en lui. Ainsi savoir ce qui est le meilleur pour nous tous.

Vous trouverez une façon authentique de travailler le graphite pour être au plus proche du vrai, car l’émotion doit sortir du support au plus juste de ce qu’elle a été perçue dans un autre temps. Tout artifice graphique mettrait en péril le ressentiment exprimé.
Très peu de matière est déposée sur le support, le fond sculpte les volumes. Les gros plans révèlent que, pour exemle, un oeil, un regard ne sont pas définis par une forme conventionnelle mais par une approche impressionniste plus puissante et plus près de cette réalité impalpable et éphémère de l’expression des sentiments de l’AUTRE. Une partie du cerveau guide la main pour dessiner au hasard et l'autre partie indique à la main qu' il est inutile d'aller plus loin dans l'exécution au moment où je reconnais sur le papier une impression enfouie.
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Mon travail, ma démarche,

Toutes les années de recherches à l’école des Beaux - Arts de Bordeaux (1980 - 1985) m’ont amenée à la peinture abstraite avec cette inconditionnelle ligne artistique : l’équilibre visuel tant dans les formes colorées que dans les matières, la personne mal voyante pourrait y trouver un équilibre tactile. Un travail qui s’est nourri uniquement de réminiscences sensorielles issues de l’environnement de mon enfance, le bord de mer, le vent, les falaises, l’horizon.

Cependant, pour avoir exploré la peinture abstraite dans tous ses aspects et ses divers matériaux avec un discours tenant sur le parallèle de l’expression plastique et la musique, j’ai passé de très nombreuses années à composer, écrire de la musique nourrie des mêmes réminiscences de mon existence que dans la peinture.
Je suis revenue à l’expression graphique en utilisant les encres, dans un besoin de communiquer vivement la relation difficile qu’il peut y avoir entre un homme et une femme jusqu’à parfois connaître la violence. Aussi une marche venait d’être franchie; Ces encres sont présentées dans un format vaguement rond pour une prise de conscience qui doit être dite. Depuis la naissance tout ce qui est donné à voir, s’inscrit dans un format rectangulaire. Or l’image mentale de l’oeuvre de l’artiste ne s’inscrit pas dans un carré ou un rectangle et l’artiste n’a pas à répondre à ce formatage d’esprit et à la dictature de l’angle droit. Cette prise de conscience n’est pas toujours bien accueillie voire même rejetée par le public.

De là, je me suis dirigée vers le dessin, probablement un besoin de dessiner sous forme de bande dessinée et de dire les choses comme je désire qu’elles soient immédiatement comprises. ( A l’inverse de l’interprétation que peut avoir le regardeur devant la peinture abstraite, pensant qu’il doit y voir que ce qu’il veut.)

De la bande dessinée, s’est réveillée un fort besoin de considérer l’expression graphique autrement que par des personnages et des textes dans des bulles : l’exploration de tout ce que révèle la trace monochrome du graphite sur le support, l’expression d’un monde sensoriel tout en particulier celui de l’âme humaine.

Il est arrivé un moment où je me suis interrogée en dessinant.
Qu’est ce qui fait que quelque soit le sujet d’une réalisation graphique, elle se rapporte toujours de près ou de loin à l’être humain.
Une théière, une simple théière, si elle ne présente pas une expression quelque peu humaine, elle est dénuée. de tout intérêt.
J’en suis arrivée à ce constat évident que j’avais un réel besoin de parler de l’autre. L’autre, l’inconnu, ses pensées qui m’échappent, ces regards qui ne sont jamais les mêmes, ces expressions insaisissables.
Ainsi aujourd’hui, rien ne m’intéresse plus que de faire naître de mes souvenirs voilés et des plus profonds, des âmes imaginaires où chacune d’elles est une bribe d’instant de vie lointaine ou proche, inscrite comme une empreinte indélébile dans cet esprit qui est le mien, construit et modelé par un répertoire infini de sentiments, de regards, d’expressions diverses de L’AUTRE.

 


Les peintures qui suivent, sont l’expression de mes sensations issues de mon environnement. C’est l’envie de retrouver le plaisir que j’éprouve avec les matières naturelles, les objets fabriqués, les choses, autant par le toucher, par la vue, les odeurs que par les sons.

Le choc des vagues sur la falaise, la vague qui s’engouffre dans les cavités de la falaise, l’eau qui éclate sur les rochers, le vent, la force du vent qui pénètre les corps, aussi l’effort de garder son équilibre face au vent qui fait voler l’eau et le sable, onduler la végétation, fait courir les nuages, aussi avec l’action de la lumière, fait naître des images nouvelles : le vent sur l’herbe transforme cette herbe en une nouvelle matière, un velours, un tapis aux couleurs changeantes et subtiles.
Aussi la lumière de l’orage qui exalte et transforme aussitôt toutes les couleurs, la pluie qui fait remonter tous les parfums des fleurs, de l’herbe, de la terre encore chaude.
Les grandes étendues vertes, les champs à l’infini...Aussi les vêtements portés, que j’ai aimé porter pour leur couleur, leurs textures et aussi pour leurs odeurs.
Les objets que j’ai aimé toucher, le glacé du carton de paquet de cigarettes, ce glacé incomparable de la touche de piano lorsque je fais glisser la main d’un bout à l’autre du clavier mouvant et s’accompagnant d’un léger bruit feutré des marteaux qui se sont effleurés.

Mon désir de peindre est motivé par des souvenirs, des reminiscences, ou des influences directes.
L’influence de mon environnement sur mon inspiration est variable est complexe. Je sais que j’ai emmagasiné une multitude d’informations sensorielles, tout ce par quoi j’ai été attirée dans la nature ou plus directement autour de moi. Pour les retrouver, il me faut laisser s’exprimer librement ces réminiscences sans passer par l’effort du raisonnement.
Je n’ai pas d’idées précises d’un résultat de l’objet, d’une image finie en tête au moment de la conception de celle-ci. Je vais à la recherche de mon inspiration en faisant un dessin préparatoire, en laissant la main dessiner, je ne décide
pas, ne réfléchis pas, je me laisse guider. Une phrase de Jean Rouaud dans «l’invention de l’auteur» illustre ce que je veux dire :
«Pour aller où on ne sait pas, il faut passr par là où on ne sait pas.»

Il n’y a pas d’éxécution point par point, tout se structure en même temps, de façon synthétique et si le geste est trop calculé, il désorganise une unité qui semble se faire d’elle-même dans l’image.

Au moment où se dessine sur le papier les formes colorées, les matières se forment en même temps en tête. «Le principe de nécessité intérieure» de Kandisky, confortant cet état au moment de réaliser.
Dans les premières peintures, je n’utilisais pas de matières. Ma préoccupation première était la composition, un besoin obsédant de l’équilibre visuel de l’image par des formes géométriques, tons chauds et froids, faisant jouer les différents plans dans l’image.
Lorsque j’ai regardé les peintures de Nicolas de Staël, j’ai été immédiatement intéressée par les matières, l’épaisseur qu’il donnait à sa peinture:
la trace de son geste ferme et précis dans la pâte, les recouvrements successifs, les couleurs se superposant, l’acharnement sur la matière qui s’épaissit progressivement.
Alors que dans mes premiers travaux, je peignait en glacis, la seule matière apprante étant la trame de la toile, je suis arrivée progressivement à donner de la matière à la pâte, traiter l’espace du support en jouant avec les différentes épaisseurs, et les différents plans donnés autrement que par les couleurs ou les contrastes de valeurs.
Mais utiliser le même matériau (la peinture épaissie au talc) ne devenait plus suffisant.
Les peintures de Tapiès m’ont rendu plus évidente l’utilisation de matériaux telle que le sable et la terre.
Là, j’ai commencé à utiliser d’autres matériaux, à fabriquer mes matériaux et ai découvert les posibilités qu’offraient des matières diverses quant à l’animation de la surface.
Il se crée des rapports nécessaires entre les formes, les couleurs et les matières qui sont intimement liées. C’est une harmonie, une unité qui repose sur les lois de contrastes diverses: du clair au foncé, brillant opposé au mat, geste nerveux ou posé, du léger et lourd, moelleux et rugueux...

Lorsque je fabrique une masse de plâtre, ce n’est pas pour simuler la pierre, mais sa lourdeur, sa froideur, en opposition à une autre matière.
Tous les moyens sont exploités pour retrouver une unité, un équilibre visuel et tactile dans l’image.
Si l’image me propose une construction trop évidente, qui saute aux yeux, je la rejette. Il me faut une construction plus subtile, constituée de formes apparemment jetées au hasard, qui n’auraient aucune liaison entre elles.
Pourtant ce qui est extérieurement décousu, est intérieurement fondu en un tout.
Au moment de la réalisation de la peinture, je connais les matériaux que je vais utiliser.
Ces matériaux, je les avais en tête en même temps que les matières, alors qu’apparaissaient les formes colorées. C’est à dire qu’à ce moment là, j’avais « l’image mentale »du tableau et savais aussi quelle manipulation je pouvais faire pour tenter de la rejoindre.
Ce sont des matériaux que je trouve aussi bien dans mon environnement proche tels que le papier, la corde, la cire, ou que je vais chercher dehors comme le sable. Quand j’ai réuni tous les matériaux dont j’ai besoin, là commence la manipulation, la préparation : le plaisir de mélanger la peinture avec le sable, le son produit par l’étalement de cette matière, de retrouver la sensation d’onctuosité, de rugosité connue dans mes souvenirs.
Plonger les mains dans la peinture, avoir les mains nappées d’une matière tiède et huileuse où je retrouve la même sensation que lorsqu’on a les pieds nus enfouis dans la vase chaude.

Le plaisir de tailler dans la matière dure, de sentir travailler ses muscles des doigts, de la, main entière, du poignet, du bras, du corps tout entier.
Lutter avec tout le corps contre la matière que j’attaque et qui m’oppose une résistance.
La matière prend vie et se transforme petit à petit sous mes doigts.
C’est une évolution lente pendant laquelle je prends le temps de regarder ce qui se passe à l’intérieur de la matière que je crée.Le tableau fini, je le regarde dans son ensemble, et découvre des phénomènes visuels que je n’ai pas voulus. Je deviens spectatrice
de ma propre peinture et ne connais un sentiment de satisfaction que lorsque je ressens une émotion physique face à cette peinture. Il me faut être attirée par ces matières avec un plaisir égal à celui que j’éprouve à toucher les choses de mon environnement.

 

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L’expression graphique en utilisant les encres, dans un besoin de communiquer vivement la relation difficile qu’il peut y avoir entre un homme et une femme jusqu’à parfois connaître la violence. Aussi une marche venait d’être franchie; Je suis revenue à l’expression graphique en utilisant les encres, dans un besoin de communiquer vivement
la relation difficile qu’il peut y avoir entre un homme et une femme jusqu’à parfois connaître la violence.

Lorsque l’on pose la première une forme colorée sur le support vierge, elle est là, présente. Elle inter-agit avec le fond. Une deuxième arrive, les deux formes deviennebt des êtres vivants qui se parlent, une troisième et ainsi de suite.

Dans ces travaux à l’encre, la recherche est dans la relation des deux formes. De la relation équiibrée jusqu’à la confrontation.

La gestuelle dans la trace colorée raconte,
- une possible union, une indifférence, une opposition et une certaine violence.
- la puissance sur l’autre et la soumission, l’autorité et la douleur.
- la violence acceptée, la résignation ou rebellion.

Ces encres sont présentées dans un format vaguement rond pour une prise de conscience qui doit être dite.

Depuis la naissance de l'art en deux dimensions, tout ce qui est donné à voir s’inscrit dans un format rectangulaire: placement des horizontales et verticales soumises au "nombre d'or", etc...

Or l’image mentale de l’oeuvre de l’artiste avant la réalisation n'a pas à s’inscrire dans un format carré ou un rectangle. Cela voudrait dire que l’artiste doit déformer, recomposer visuellement sa vision imaginaire et spirituelle pour qu'elle s'adapte dans un format à angles droits. Cela est contraire à l'intégrité intellectuelle de l'artiste.

L'artiste n’a pas à répondre à ce formatage d’esprit et à la contrainte de l’angle droit. Cette prise de conscience n’est pas toujours bien accueillie voire même rejetée par le public parce que pas habitué tout simplement.

Le support vaguement arrondi n'est peut-être pas l'idéal mais le plus proche de ce qu'il est possible de matérialiser.

 

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